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Giroflée des murailles

Giroflée des murailles

Blog d'Eléonore de Vulpillières. Je m'intéresse à l'actualité qui touche le discours politique, l'Union européenne, et la vie des idées. (Plus la Russie et la Chine)

Salon du Bourget : la bataille du F-35 et du Rafale

Dans le silence et sous la chaleur accablante de cette semaine de juin retentit un bruit assourdissant. Toutes les têtes se lèvent alors pour admirer dans les airs les spectaculaires démonstrations de vol proposées à la 52ème édition du Salon du Bourget. Celui-ci se déroule tous les deux ans, depuis 1909, et accueille en début de semaine, les professionnels, avant de recevoir le grand public du vendredi au dimanche. On estime la fréquentation de ce prestigieux salon, qui est le plus grand du monde sur ce domaine, à 350 000 personnes.

L'A380 (Airbus)

L'A380 (Airbus)

Salon du Bourget : la bataille du F-35 et du Rafale
Salon du Bourget : la bataille du F-35 et du Rafale
Salon du Bourget : la bataille du F-35 et du Rafale
Salon du Bourget : la bataille du F-35 et du Rafale

Parmi les avions du grand show aérien, on peut voir le Rafale, son concurrent direct, le F-35 de Lockheed Martin, le Falcon, le Fouga, le majestueux A380, un joli petit bi-plan de Boeing, le PT17 Stearman ou encore les huit Alpha-jets de la patrouille de France, qui remportent un grand succès de la part d'un public admiratif. Au total, on dénombre 140 avions garés sur le tarmac de l'aéroport du Bourget.

Le F-35 Lightning II (Lockheed Martin)

Le F-35 Lightning II (Lockheed Martin)

Patrouille de France. L'histoire de son nom est rappelée par le commentateur : lors d'un meeting aérien le 17 mai 1953 sur le terrain de Maison-Blanche en Algérie, le commentateur du show de l'escadrille le pilote et journaliste Jacques Nœtinger, emballé par le spectacle qu'il vient de voir, la baptise Patrouille de France.Patrouille de France. L'histoire de son nom est rappelée par le commentateur : lors d'un meeting aérien le 17 mai 1953 sur le terrain de Maison-Blanche en Algérie, le commentateur du show de l'escadrille le pilote et journaliste Jacques Nœtinger, emballé par le spectacle qu'il vient de voir, la baptise Patrouille de France.
Patrouille de France. L'histoire de son nom est rappelée par le commentateur : lors d'un meeting aérien le 17 mai 1953 sur le terrain de Maison-Blanche en Algérie, le commentateur du show de l'escadrille le pilote et journaliste Jacques Nœtinger, emballé par le spectacle qu'il vient de voir, la baptise Patrouille de France.
Patrouille de France. L'histoire de son nom est rappelée par le commentateur : lors d'un meeting aérien le 17 mai 1953 sur le terrain de Maison-Blanche en Algérie, le commentateur du show de l'escadrille le pilote et journaliste Jacques Nœtinger, emballé par le spectacle qu'il vient de voir, la baptise Patrouille de France.Patrouille de France. L'histoire de son nom est rappelée par le commentateur : lors d'un meeting aérien le 17 mai 1953 sur le terrain de Maison-Blanche en Algérie, le commentateur du show de l'escadrille le pilote et journaliste Jacques Nœtinger, emballé par le spectacle qu'il vient de voir, la baptise Patrouille de France.

Patrouille de France. L'histoire de son nom est rappelée par le commentateur : lors d'un meeting aérien le 17 mai 1953 sur le terrain de Maison-Blanche en Algérie, le commentateur du show de l'escadrille le pilote et journaliste Jacques Nœtinger, emballé par le spectacle qu'il vient de voir, la baptise Patrouille de France.

Patrouille de France
Patrouille de France
Patrouille de France

Patrouille de France

Au-delà du spectacle, cet événement international est l'occasion pour les constructeurs du monde entier d'exposer leurs produits, et pour les visiteurs, de découvrir, parfois de près, les dernières innovations d'un secteur en perpétuel perfectionnement.

 

Sur le stand du désormais ministère des Armées, le public a le loisir de visiter plusieurs avions, le Mirage 2000, le Rafale air, et le Rafale marine – leurs trains d'atterrissage divergent – le SAMP/T, clef de voûte de la défense antiaérienne ou encore l'hélicoptère Caracal, qui permet la recherche et le sauvetage au combat, et lors des opérations spéciales. Les files d'attente s'allongent, pour pouvoir monter à bord de ces fleurons de l'industrie française de défense. Nombreux sont ceux qui sont venus en famille au salon. Pour les jeunes et les étudiants, des stands présent les diverses formations ouvertes dans l'armée, du sous-officier au pilote, avec ou sans baccalauréat.

Le Caracal est employé par l'armée de l'air par l'escadron d'hélicoptères 1/67 Pyrénées. Il se distingue par sa capacité de ravitaillement en vol. L'escadron d'hélicoptères Pyrénées est la seule unité d'Europe qui maîtrise le ravitaillement en vol de jour comme de nuit et l'emploi en opération extérieure.

Le Caracal est employé par l'armée de l'air par l'escadron d'hélicoptères 1/67 Pyrénées. Il se distingue par sa capacité de ravitaillement en vol. L'escadron d'hélicoptères Pyrénées est la seule unité d'Europe qui maîtrise le ravitaillement en vol de jour comme de nuit et l'emploi en opération extérieure.

Le Rafale marine. Entré en service en 2002, il est désormais le seul avion de chasse dans la marine nationale, depuis le retrait du Super Etendard modernisé en juillet 2016.

Le Rafale marine. Entré en service en 2002, il est désormais le seul avion de chasse dans la marine nationale, depuis le retrait du Super Etendard modernisé en juillet 2016.

Le Mirage 2000

Le Mirage 2000

Hélicoptère NH90NFH Caïman Marine : il est capable de conduire l'ensemble des missions de combat aéromaritimes - lutte anti-sous-marine, antisurface, contre terrorisme maritime)
Hélicoptère NH90NFH Caïman Marine : il est capable de conduire l'ensemble des missions de combat aéromaritimes - lutte anti-sous-marine, antisurface, contre terrorisme maritime)

Hélicoptère NH90NFH Caïman Marine : il est capable de conduire l'ensemble des missions de combat aéromaritimes - lutte anti-sous-marine, antisurface, contre terrorisme maritime)

Le ministère s'inscrit dans une démarche d'exportation de l'industrie française, et la concurrence est forte. Pourtant l'industrie de la défense française connaît une croissance exponentielle ces dix dernières années ; en 2015, les prises de commande ont avoisiné les 16,9 milliards d'euros, ce qui place la France au nombre des cinq principaux exportateurs mondiaux.

 

Cette année, le débat qui a traversé le salon portait sur la guerre économique à laquelle se livrent le F-35 américain (Lockheed Martin) et le Rafale français (Dassault). Le plus récent est l'avion américain de cinquième génération, qui est aussi le plus cher (110 millions d'euros l'unité, contre 80). Furtif, super manœuvrable, et encore plus bruyant que son équivalent français, il était présenté à Paris pour la première fois.

Depuis 2015, Dassault a vendu 84 appareils à trois pays en dehors de l'Hexagone, le Qatar, l'Egypte et l'l'Inde – ce que vient rappeler son stand couvert. Mais Lockheed Martin affiche au moins 450 commandes venues des huit partenaires du programme (Australie, Canada, Danemark, Italie, Norvège, Pays-Bas, Royaume-Uni et Turquie), auxquels il faut ajouter la Corée du Sud, Israël et le Japon qui l'ont déjà acquis. « Le F-35 est une vraie machine à tuer l'industrie européenne », estime Massi Begous, directeur associé chez Roland Berger et spécialiste des questions de défense. Deux autres constructeurs européens, Eurofighter (Airbus, BAE et Leonardo) et Saab avec le Gripen, cherchent aussi des clients. « Le risque est que, peu à peu, l'Europe ne soit plus en capacité de fabriquer ses propres avions de chasse et soit totalement dépendante des Américains. Quid alors de l'Europe de la défense quand pour obtenir vos pièces de rechange vous dépendez du bon vouloir américain ? » s'interroge-t-il dans des propos rapportés par Le Parisien. Il se murmure même que l'Allemagne serait intéressée par le mirobolant F-35… Or le Rafale a d'autres qualités non négligeables : il peut transporter plus d'armement (9500 kg contre 6800), il est plus léger, plus maniable et plus rapide (plus de 2200 km/h contre 1950), il nécessite moins de maintenance par heure de vol, et surtout il a fait ses preuves. Durant la démonstration, le F-35 semblait plus pataud, et moins maniable que le Rafale, malgré une rapide et puissante ascension après le décollage. Ses deux principales qualités résident dans sa connectivité, qui lui permet de mener des missions en réseau avec d'autres appareils, et sa furtivité, qui lui permet de tirer sans être vu. Le défi de la connectivité va justement animer les prochaines années dans l'industrie aéronautique. Il est pensé pour être multitâches, à la fois avion de chasse, bombardier, appareil d'attaque au sol et avion de reconnaissance furtif.

 

En ce qui concerne les commandes passées sur le salon, durant les quelques jours réservés aux professionnels, c'est Boeing qui surpasse Airbus. Le géant américain en totalise 571, contre 326 pour le groupe européen. L'argent investi dans ces commandes tutoie les 150 milliards d'euros.

Salon du Bourget : la bataille du F-35 et du Rafale
Stand chinois vide

Stand chinois vide

Stand russe
Stand russe
Stand russe
Stand russe

Stand russe

Les autres stands du salon, à l'exception de certains gros ou dotés d'animations ludiques – Dassault proposait une immersion dans un Rafale (Rafale Inside) via un casque à vision 360° - sont souvent vides, et désertés tôt par ceux qui les tiennent.

Très divers, du gros groupe industriel comme Thales ou Safran, à la PME qui développe des voyages en ballon dirigeable, ces stands sont davantage fréquentés en début de semaine par les professionnels. Le grand public est surtout venu pour les démonstrations de vol.

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